Le secteur de la restauration : un business florissant

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Restaurants traditionnels, cafés, bars, fast-food, mais aussi hôtels, casinos… Avoir un restaurant n’usurpe pas sa réputation de business florissant, d’autant que la France, pays de la gastronomie et du tourisme, offre de nombreuses opportunités en la matière. Signe de sa bonne santé, le secteur a accueilli 25% de salariés en plus entre 2005 et 2017.

La restauration, un secteur d'activité qui attire

Le secteur attire par son dynamisme et sa pluralité d’activités : preuve en est, ce marché embauche chaque année 60 000 personnes, attirées par les opportunités qu’il propose.

Avec un chiffre d’affaires annuel de 78,4 milliards d’euros en France, les cafés-hôtels-restaurants représentent un vivier d’opportunités conséquent. Près d’un million d’actifs travaillent dans le domaine de l’hôtellerie-restauration (dont 300 000 saisonniers), ce qui représente une augmentation de 25% par rapport à la décennie précédente, comme nous le rappelions en introduction.

Les métiers qualifiés (serveurs/serveuses, cuisinier/cuisinière, sommelier/sommelière, etc…) forment le gros des troupes. Ils témoignent d’un artisanat à la française réputé partout dans le monde. Les postes à responsabilité, comme les fonctions managériales, ne sont pas en reste, mais ils sont moins nombreux à pourvoir et nécessitent souvent plusieurs années d’expérience professionnelle.

Aujourd’hui, près de 36 000 jeunes diplômés issus de diverses formations arrivent chaque année sur le marché de restaurant. Avec 60 000 embauches annuelles, pas de souci à se faire : les opportunités sont multiples et les risques de chômage faibles, voire inexistants.

Les principaux chiffres de la restauration en France

Premier chiffre, et non des moindres : le marché de l’hôtellerie-restauration pèse en France 70 milliards d’euros de chiffre d’affaires, c’est à dire près de 2,5% du chiffre d’affaires des services marchands. Cela en fait le 6ème employeur en France, derrière le commerce, la construction, la finance/assurance, le transport et l’information communication. Autant dire que les débouchés sont nombreux !

Le marché compte près d’un millions d’actifs (960 000 très exactement), décomposés en 740 000 salariés et 220 000 non-salariés. Parmi les salariés, 360 000 exercent dans un restaurant traditionnel, 173 000 dans les hôtels et restaurants et 110 300 dans la restauration collective.

Le secteur peut se targuer de compter 200 000 entreprises, dont 112 000 restaurants, 39 000 établissements hôteliers, 41 000 cafés et 4000 agences de voyage. Les services de restaurant traditionnel et rapide se font la part belle, en ce qu’ils représentent plus de 41 % des emplois du secteur.

Les régions qui comptent le plus d’actifs dans la restauration sont l’Ile de France (20% des professionnels y exercent), suivie par l’Auvergne-Rhône-Alpes avec 13,4% d’actifs et la PACA avec 10,2% des actifs. A elles trois, ces régions rassemblent la moitié des actifs du secteur.

Enfin, on compte 47% de femmes dans la restauration, ce qui en fait un secteur presque mixte, avec toutefois des disparités selon les types d’établissements.

La restauration rapide : un business rentable rapidement

Si la croissance d’un restaurant hors domicile a légèrement baissé, la restauration rapide reste dynamique et offre de réelles opportunités.  En effet, la diminution du temps consacré au déjeuner, la recherche de gain de temps et de praticité ainsi que les considérations économiques (volonté de bien manger sans trop dépenser) font de la restauration rapide une activité d’avenir.

Abordable (moins de 100 000 euros le ticket d’entrée en moyenne), située sur un marché porteur et rapidement rentable en raison de ses prix bas, la restauration rapide séduit donc en plus en plus. Mais attention à ne pas oublier le principal impératif si l’on souhaite pérenniser son activité : adapter son concept et son projet aux attentes et aux besoins de la clientèle. Autrement dit, oui pour installer une sandwicherie ou une franchise type “fast-casual” près d’un lycée ou d’une zone de bureaux. Dans un quartier résidentiel, en revanche, les clients auront toutes les chances de se faire rares… Il convient donc de ne pas se lancer avant d’avoir établi un business plan solide de votre entreprise.

A savoir, la tendance est à la montée en gamme dans le secteur. Si le prix reste un critère déterminant pour les consommateurs, il n’est désormais plus le seul. Désormais, la qualité de l’offre rentre également en compte, ce que l’on constate notamment avec la montée de la tendance fast-casual.

Avec les restaurants rapides, vous pouvez également développer votre projet et votre concept en vous tournant vers une plateforme en ligne pour ainsi exploiter autrement votre business. La plateforme en ligne se charge de la livraison de vos repas à destination de vos clients. Vous pourrez donc proposer une offre de prix adaptée en fonction de la plateforme en ligne. Grâce à cette plateforme en ligne, vous n’aurez qu’à préparer les repas pour vos clients, vous ne vous inquiéteriez de rien, ni même de la livraison. Il serait peut être judicieux d’inscrire votre entreprise sur une plateforme de vente à domicile afin de rencontrer une autre clientèle en ligne. Vous rencontrerez probablement un succès en dehors de votre clientèle habituelle ! En dehors de la France, le développement de plateforme en ligne s’étend notamment dans le monde, des pays comme l’Angleterre, la Belgique ou encore la Suisse.

La restauration traditionnelle : un business rentable à plus long terme

Si votre préférence va à la restauration traditionnelle, sachez qu’elle offre également de nombreuses opportunités, bien que l’implantation soit moins évidente, notamment en raison d’une concurrence accrue avec les enseignes de restauration rapide.

La restauration traditionnelle compte des établissements très variés, qui peuvent être à thème (pizzerias, restaurants chinois, etc.) ou non. Les chefs de ces établissements peuvent laisser libre cours à leurs envies et à leur créativité, puisque les produits qu’ils proposent ne sont pas standardisés. Ils s’inscrivent dans la tradition gastronomique française.

Le secteur se décompose en restauration indépendante (plus de 90% des établissements), mais aussi en réseaux sous enseigne avec une franchise, lesquels réalisent un quart du chiffre d’affaires de la restauration commerciale.

Ce type d’entreprises, s’il comporte de nombreux avantages (liberté et créativité accrues, autonomie…), est néanmoins plus fragile car l’investissement de départ est conséquent et la rentabilité se produit sur le long terme. Ainsi, pour s’assurer d’être rentable dans un délai raisonnable, il convient de procéder à une étude de marché minutieuse et de surveiller le coût des matières ainsi que les frais de personnel. Les deux ne doivent pas excéder 60% du chiffre d’affaires.

Et demain ? Les grandes tendances actuelles de la restauration

On a vu que le secteur de la restauration était marqué par son dynamisme. De fait, il est en perpétuelle évolution ! Et c’est d’autant plus vrai aujourd’hui où les bouleversements des modes de consommation sont particulièrement nombreux. Du fait des changements des habitudes alimentaires, des prises de conscience écologiques et de l’essor de la digitalisation, le secteur de la restauration se redessine en permanence. Quelles sont, alors, les tendances pour les années à venir en France (particulièrement dans les grandes villes comme Paris, Lyon, Marseille, Toulouse…) mais aussi à l’international ?

La plus importante semble être l’essor du végétal, le business des produits végétariens (sans viande) étant en croissance depuis plusieurs années. De plus en plus sensibilisés à la cause animale, les consommateurs sont en attente d’alternatives végétariennes, mais aussi durables et respectueuses de l’environnement.

La transparence s’impose d’ailleurs comme l’un des principaux facteurs qui influencent les décisions d’achat des consommateurs actuels. Ces derniers souhaitent savoir d’où proviennent les ingrédients dans leur assiette, comment ils ont été cuisinés et quel est leur impact écologique. Dans la même veine, la durabilité et le “zéro déchet” s’imposent comme de nouvelles priorités pour les clients, qui souhaitent concilier leur engagement écologique avec leur expérience de consommateurs.

Quant aux restaurants dits “fast-casual”, comme Chipotle, Prêt à Manger ou Exki, ils sont également en plein essor. Leur promesse : proposer des établissements bâtis sur trois principaux piliers (la rapidité de service, la qualité des repas, les prix modérés) pour s’adapter aux nouveaux modes de vie des consommateurs, qui souhaitent pouvoir prendre leur repas sur le pouce sans devoir sacrifier à la qualité ou bien sortir dîner à la dernière minute.

Et n’oublions pas non plus le concept des food truck ainsi que celle de la livraison de repas, qui semblent se maintenir depuis plusieurs années.

Enfin, dernière innovation qui concerne cette fois l’expérience consommateur en tant que telle : les systèmes (ou bornes) de commandes en libre-service. Déjà bien implantées dans la restauration rapide, ces bornes permettent aux clients de passer commande via des écrans tactiles, ce qui représente un véritable gain de temps et de praticité. Leur implantation devrait se généraliser dans les années à venir.